"Livres du Père Armand Duval"
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Yohana Kitagana, Catéchiste

Le catéchiste, c'est les yeux, les oreilles et la bouche du missionnaire, l'indispensable porte-parole, l'ami du missionnaire. Il faut leur rendre justice et faire connaître leur travail et leur engagement ; Voix d'Afrique essaie de réparer l'oubli. Armand Duval le fait dans une plaquette de 80 pages, abondamment illustrée et d'un style très vivant, consacré à un des premiers catéchistes de l'Ouganda, Yohana Kitagana
Cette lecture pourra inspirer de nouvelles vocations à l'heure où beaucoup sont désemparés devant la raréfication des vocations.
Dans cette biographie d'un des premiers catéchistes de l'Ouganda, le Père Duval a repris le travail du Père Joseph Nicolet qu'il reconnaît, page 60, avoir été son vrai guide. La biographie de la brève vie de Yohana Kitagana, écrite par le Père Nicolet, fut publiée par la revue Grands Lacs dans un livret publié en 1947 et traduite en anglais dans la revue catholique ougandaise, Leadership, en 1987 (n° 2 et 3).

Yohana Kitagana naquit approximativement en 1858 et, lorsque les premiers missionnaires chrétiens arrivèrent au Buganda en 1878, c'était déjà un homme mûr, établi et prospère avec ses cinq femmes. Il s'opposa tout d'abord à la révolution religieuse qui secouait son pays mais finalement se convertit, renvoya toutes ses épouses et fut baptisé célibataire à Kisubi, en 1896. Il alla résider à la mission de Mitala Maria et y passa plusieurs années comme chef chrétien hautement respecté, avant de suivre son attrait pour une vocation apostolique en 1901. A partir de cette date jusqu'à sa mort en 1939, il se dépensa dans une activité missionnaire incessante que le Père Duval compara très heureusement à celle de saint Paul.

Après Dieu, Yohana fut le fondateur principal de l'Eglise en Ankole et au Bunyoro mais c'est surtout au Kigezi dans le sud-ouest de l'Ouganda qu'il enracina l'Eglise. En 1912, le gouvernement colonial demanda à Yohana Sebalijja, un autre catholique muganda de la première génération, remarquable également, d'aller au Kigezi y poser les bases d'une administration civile. Kitagana y alla avec lui et ensemble ils créèrent petit à petit une communauté catholique ; Sebalijja était principalement impliqué dans l'organisation de l'administration mais Kitagana était l'animateur ; si bien qu'à l'arrivée des missionnaires, le travail de pionnier de Kitagana à Kabale avait posé les bases. En 1924, il reprit ses tournées, cette fois à l'est du Kigezi et arriva à Bufumbira ; là, il s'empressa de gagner les gens à l'Evangile avec une incessante bonté et un généreux esprit de service. Il devint un spécialiste dans les guérisons et ce fut l'un des éléments de son succès apostolique. Lui et son dévoué collègue, Augusto Kapere, oeuvrèrent sur les bords du lac Mutanda durant cinq ans et préparèrent la voie à la fondation de la mission de Mutolere en 1929.

Alors que Kitagana était encore robuste mais septuagénaire, il décida de retourner chez lui à Kabale, maintenant une mission florissante. Il y demeura durant les dix dernières années de sa vie, révéré par tous, considéré comme un modèle et une inspiration de vie chrétienne généreuse. Il mourut plutôt soudainement, le 27 juillet 1939, et fut inhumé à Kabale.

La fondation de l'Eglise en Ouganda fut marquée par l'héroïsme, surtout celui des premiers martyrs et des catéchistes. Le 20 octobre 2002, deux jeunes catéchistes acholi, David Okelo et Gildo Irwa, furent béatifiés sur la place St-Pierre à Rome ; ils représentent vraiment ces centaines d'autres, seulement connus de Dieu, mais dont le zèle missionnaire a produit de si nombreux fruits. Beaucoup d'entre eux étaient catholiques, mais il y eut aussi des missionnaires protestants qui furent héroïques, parmi eux Apolo Kivebulaya dont la biographie fut écrite par madame Anne Luck (An African Saint, SCM Press, 1963). On compte aussi plusieurs femmes, comme Emerentiana et Cécile Bonabona, des Bagandaises encore révérées comme les pionnières évangélistes de Moyo sur la frontière Ouganda-Soudan. Pour ce qui est de Kitagana, ce fut un grand Africain, un saint missionnaire et nous pouvons immensément remercier le Père Duval de nous l'avoir fait connaître et aimer.


(G.Plainecassagne, 114 rue Cocart - 91120 Palaiseau, Tél : 01 60 14 48 94)


Spiritualité Missionnaire

Voici 2 livres écrits par le Père Armand Duval : dans ces livres 7 martyrs en Algérie et au Rwanda dont on parle peu mais qui se situent sur le même chemin d'Amour et d'abandon de soi pour les autres, les pauvres, de cette fidélité missionnaire de tous les temps pour signifier la présence du Royaume de Dieu parmi les siens.

C'était une longue fidélité

Ce livre du Père Armand Duval nous introduit dans la vie des sept Pères Blancs qui, par solidarité avec les peuples algérien et rwandais, ont donné leur vie, en 1994 et 1997.

Pourquoi rester fidèle à un peuple qui n'est pas le sien quand le péril est omniprésent et l'espoir d'agir sur l'homme si ténu ? Parce que "c'était une longue fidélité"

À travers ces pages, l'auteur nous livre un enseignement sur la mission. La flamme évangélique qui anime ces témoins de l'amour de Dieu et des hommes nous fait signe là où nous vivons.

Éditions Médiaspaul, 8 rue Madame, 75006. Paris - 148 F.
On peut aussi le trouver chez les P.B. : à Paris (rue Friant), Strasbourg et Toulouse. Également chez l'auteur : P. Duval, 136, rue d'Estienne d'Orves - 91310 Verrières-Le-Buisson.



L'évangile de Quim


" Pense que ta vie est le seul Evangile que beaucoup de gens liront. " Cette pensée de Dom Helder Camara citée en exergue donne le ton de ce récit.
Ordonné prêtre en 1965, Quim - de son vrai nom Joaquim Vallmajo -, partit à la fin de la même année pour la mission au Rwanda. Père Blanc, il fut l'un de ces artisans de paix qui s'intégrèrent au peuple rwandais et lui furent solidaires jusqu'au sacrifice suprême. L'auteur nous invite, à travers cet engagement et ce témoignage inscrits dans l'histoire d'un pays, à aller à la rencontre des exclus de toutes les sociétés, y compris la nôtre.
Éditions Médiaspaul, 8 rue Madame, 75006. Paris - 95 F.
On peut aussi le trouver chez les P.B. : à Paris (rue Friant), Strasbourg et Toulouse. Également chez l'auteur : P. Duval, 136, rue d'Estienne d'Orves - 91310 Verrières-Le-Buisson.


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